
No Gender, Agender, Genderless, Neutral Gender, Gender Fluid (Fluidité des genres en bon français), les termes ne manquent pas pour décrire cette nouvelle mouvance mode. L’idée ? Un dressing neutre, un vestiaire commun, dans lequel pourrait aussi bien piocher un homme qu’une femme. Des fringues unisexes donc, non pour masquer les attributs de chacun – les femmes auront toujours des hanches et les hommes un bide à bière, pardon, des épaules larges et musclées (fonçons droit dans les clichés) – mais pour au contraire, brouiller la frontière du genre et enfin aboutir à une vraie égalité des sexes.
Le No Gender n’est pas une tendance de passade, mais bien en mouvement de fond qui prend peu à peu de l’ampleur grâce à une nouvelle génération (coucou les Millénnials) qui prône une mode plus libre et des styles plus individualisés. Pas une once de provocation, ni de revendication, mais une volonté d’être soi-même et surtout confortable dans ses fringues. La base. Le goût personnel prime alors sur le genre. Mais pour destituer le sexisme modeux, il devient urgent de s’extirper de la division marketing arbitraire homme/femme et donc de casser les dresscodes établis par nos ancêtres.


Le style garçonne de Coco, les smokings pour femme de Yves… et même la jupe pour homme de la maison Dior… plusieurs générations de créateurs se sont déjà attelées à la tâche en faisant voler en éclats, et avec audace, les codes de la société. Rassurez-vous, la relève est là et oeuvre depuis quelques années derrière des projecteurs.
Alors que certaines marques lancent de petites lignes unisexes histoire de tester le marché, comme Zara et sa ligne « Undergendered », d’autres mettent les pieds dans le plat et luttent ouvertement contre les stéréotypes avec une offre complètement asexuée. C’est le cas des franchies Noyoco et des Néérlandais Banana Time aux basiques-casual-minimalistes, mais aussi de la marque anglaise pointue TooGood. Tous mixent les codes masculins et féminins afin de créer une allure neutre qui laisse place à la personnalité de chacun. Oui, parce qu’il ne s’agit plus d’habiller un homme ou une femme, mais bien un être humain qui a sa propre identité. Capito ?
Parmi les pièces No Gender emblématiques, on retrouve l’iconique t-shirt blanc.
Un basique-de-chez-basique symbolique ( > une vidéo sympatoche à voir ici< ).
Vous vous en doutez, La Fluidité des Genres ne se cantonne pas qu’à l’industrie de la mode. La parfumerie et le monde crémeux des cosméto s’y mettent aussi. Preuve en est avec les parfums unisexes de Diptyque – Eau Duelle est un délice olfactif dont personne ne devrait être privé. Impulsion similaire chez les marques de cosmétiques Aesop, Malin + Goetz et Verso, dont les packaging neutres et épurés sont prêts à prendre place dans n’importe qu’elle salle de bain. Mention spéciale tout de même pour la marque Context, qui affiche sur son site homme et femme, gommage sur la face.


À voir lors de votre prochain week-end à Londres :
les 3 étages de produits dégenrés du cultisme Selfridges. My God.

Concluons rapidos. Cet élan vers une mode non-genrée secoue les stéréotypes homme/femme et remet en cause les modèles traditionnels de consommation où chacun avait son rayon bien rangé : femme à droite ou au rez-de-chaussé, homme à gauche ou à l’étage. Tchao la division tyrannique et bonjour les prémices du post-féminisme. Avec le No Gender, la mode se met à communiquer sur une individualité plutôt qu’un sexe. Et ça, j’a-chèèè-te !





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